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Comment booster son système immunitaire : le guide ultime – part 2

Voici la deuxième volet du guide, faisant suite à la première partie.

Dans cet article, nous allons parcourir les deux recommandations suivantes de l’Harvard Medical School pour renforcer son système immunitaire :

  • Faire de l’exercice régulièrement
  • Maintenir un poids sain

Quels exercices faire régulièrement pour maintenir son système immunitaire a son maximum d’efficacité  ?

Un bon point de départ est abordé dans l’article Comment se remettre en forme de manière optimale en début d’année et prendre des bonnes habitudes ?

En complément des activités de type cardio et renforcement musculaire, j’ai été inspiré par le travail de Wim Hof, l’homme de glace, qui m’a apporté de nouvelles routines quotidiennes montrant des bénéfices significatifs en un minimum de temps !

Je vous propose dans la suite une version plus approfondie sur la respiration, l’exposition au froid et l’hydratation, comme complément d’une activité physique régulière.

Les bienfaits de la respiration profonde

Cette article de la National Library of Medicine, investige les pratiques de respiration lente qui ont été adoptées à travers le monde en raison de leurs avantages pour la santé. Cela a suscité l’intérêt des chercheurs et des cliniciens qui ont lancé des recherches sur les effets physiologiques (et psychologiques) des techniques de respiration lente.

Points clés

  • Les recherches sur les effets physiologiques de la respiration lente ont révélé des effets significatifs sur les systèmes respiratoire, cardiovasculaire, cardiorespiratoire et nerveux autonome.
  • Les principales découvertes comprennent les effets sur l’activité musculaire respiratoire, l’efficacité de la ventilation, , la variabilité de la fréquence cardiaque, et la dynamique du flux sanguin.
  • Il semble y avoir un potentiel d’utilisation des techniques de respiration lente contrôlée comme moyen d’optimiser les paramètres physiologiques qui semblent être associés à la santé et à la longévité, et qui peuvent s’étendre aux états pathologiques.

Les exercices de respiration améliorent la fonction pulmonaire en « étirant » les tissus des voies respiratoires et en induisant la libération d’un « produit chimique protecteur » connu pour maintenir l’intégrité des voies respiratoires. La respiration profonde déplace également le corps hors du contrôle du système nerveux sympathique et en mode parasympathique, un état plus sain et plus calme en termes de bien-être général et d’équilibre biochimique. Cette réduction des hormones du stress (comme le cortisol), à son tour, préserve la fonction immunitaire du corps et maintient la pression artérielle et la fréquence cardiaque sous contrôle.

La vidéo suivante explique d’une façon pratique comment rajouter quelques exercices de respiration dans votre journée. C’est une des premières choses que je fais personnellement le matin, après le réveil !

Exposition au froid

D’après cet article, la prémisse sous-jacente de la thérapie à l’eau froide est que l’exposition brève et assez régulière du corps à certains types de stress naturels (comme l’eau froide) peut améliorer la santé. Les promoteurs de la thérapie à l’eau froide disent qu’elle peut stimuler la fonction immunitaire, diminuer l’inflammation et la douleur, et augmenter le flux sanguin. Certains soutiennent qu’une douche froide est appropriée, tandis que d’autres disent qu’un certain niveau d’immersion est nécessaire pour un bénéfice réel.

Que dit la recherche ?

Les avantages de la thérapie à l’eau froide semblent dépendre de l’adaptation du sujet au fil du temps.

Dans des études comparant des nageurs d’hiver réguliers à des sujets non adaptés à l’immersion froide, les nageurs d’hiver ont montré une capacité « à survivre à un gradient de température significativement plus élevé entre le corps et l’environnement que les sujets non adaptés au froid ». Leur avantage par rapport aux sujets non adaptés était une modification des « fonctions sensorielles des centres thermorégulateurs hypothalamiques pour réduire la perte de chaleur et produire moins de chaleur pendant l’exposition au froid ». Les chercheurs ont conclu que les nageurs hivernaux réguliers montrent des types d’adaptation « métaboliques, hypothermiques et isolants » aux températures froides.

Les recherches montrent que les douches froides peuvent aider ce processus d’accoutumance, mais seule l’eau à 10 degrés Celsius (par opposition à 15 degrés C) a fait une différence. L’accoutumance semble également être à long terme. Dans une étude britannique, les réponses des sujets ont montré que l’accoutumance à l’eau froide durait de 7 à 14 mois, mesurée par la respiration et la fréquence cardiaque.

Une étude allemande a examiné le stress oxydatif associé aux bains de glace chez les nageurs hivernaux réguliers et a constaté que ces nageurs présentaient une « réponse adaptative » grâce à une « défense antioxydante » améliorée mesurée par plusieurs marqueurs sanguins.

D’autres recherches mettant en évidence l’effet de l’eau froide sur l’immunité montrent une augmentation du nombre et de l’activité des lymphocytes T cytotoxiques périphériques chez ceux qui sont régulièrement exposés à des thérapies par le froid. L’immersion dans l’eau froide du corps entier et la cryothérapie (chambre à air froid) ont également entraîné une augmentation soutenue de la noradrénaline, ce qui corrobore le soulagement de la douleur à long terme vanté par les promoteurs de la thérapie par le froid. L’exposition au froid augmente par ailleurs le taux métabolique.

Enfin, les avantages de la thérapie à l’eau froide sont prometteurs pour les personnes atteintes du syndrome de fatigue chronique, de l’insuffisance cardiaque chronique et de certains types de cancers.

Les personnes en bonne santé semblent avoir beaucoup à gagner du froid. De mon côté, je finis par une douche froide tous les matins, et j’expérimente l’immersion dès que l’occasion s’y prête !

Une bonne hydratation

Cet article, montre comment l’hydratation est un élément essentiel d’une santé optimale. La digestion, la contraction musculaire, la circulation, la thermorégulation et le fonctionnement neurologique reposent tous dessus.

Notre cerveau et nos reins travaillent constamment pour maintenir un état d’hydratation optimal.

Pour la plupart des gens, une bonne hydratation est aussi simple que:

  1. Etre attentif aux sensations de soif et réagir en conséquence.
  2. Adapter consommation de liquide aux besoins individuels. Des règles telles que “il faut boire en moyenne un litre et demi d’eau“, et “buvez au moins huit verres d’eau” sont bonnes, mais elles pourraient ne pas vous convenir. Il n’y a pas beaucoup de soutien scientifique pour ces pépites de sagesse conventionnelle. Certains jours, vous pourriez avoir besoin de moins ou considérablement plus.
  3. Faire les ajustements appropriés en fonction des facteurs extérieurs comme le climat et l’exercice. Lorsqu’il fait très chaud ou que vous transpirez des seaux pendant un événement de longue endurance, il est préférable de rester au top de l’hydratation plutôt que d’attendre que la soif s’installe.

Le sel : clé en matière d’hydratation

Maintenir une bonne hydratation ne concerne pas seulement la quantité d’eau que nous avons dans notre corps, mais aussi la concentration de minéraux clés, comme le sodium. Lorsque nous devenons déshydraté, nous pouvons éprouver non seulement de la soif, mais aussi des envies de sel.

Le sel continue d’avoir mauvaise réputation, alors que le sel – ou plutôt le sodium – est essentiel. Sans un apport suffisant et équilibré avec les autres minéraux, notre corps ne peut littéralement pas fonctionner.

La bonne vieille eau du robinet reste la meilleure boisson. Certaines personnes me disent qu’elles n’aiment pas le goût de l’eau. Si vous êtes l’une de ces personnes, vous pouvez également répondre à vos besoins d’hydratation avec une combinaison de :

  • Eau minérale ou gazeuse en bouteille
  • Café, régulier ou décaféiné (non, le café et la caféine ne déshydratent pas même pendant l’exercice)
  • Thé chaud ou glacé
  • Kombucha
  • Bouillon
  • Jus de légumes ou de fruits (bien que je vous conseille d’en limiter la consommation)

Néanmoins, je vous encourage à travailler sur l’adoption de l’eau. Peut-être avez-vous besoin d’un filtre à eau pour améliorer le goût de votre eau du robinet ?

Essayez d’ajouter des agrumes tranchés, des baies, du gingembre, du concombre et des herbes fraîches à un pichet d’eau pour infuser de la saveur sans une tonne de sucre. Rappelez-vous également que nous obtenons jusqu’à 20% de nos besoins d’hydratation par la nourriture, en particulier les fruits et légumes.

Quelques bonnes pratiques :

  • Pour la plupart des gens, boire quand on a soif est toujours la meilleure recommandation
  • Buvez tout au long de la journée
  • Gardez l’eau à portée de main pour qu’elle soit disponible si vous le souhaitez, mais ne vous forcez pas à boire au-delà de la soif. Si vous buvez constamment de l’eau et passez à la toilette toutes les 30 minutes, vous ne faites probablement que faire entrer et sortir de l’eau sans aucun avantage physiologique.
  • Il ne suffit pas de boire de l’eau ; vous devez également l’absorber. C’est là que le sel entre en jeu. Salez vos aliments au goût et ajoutez une pincée de sel à votre eau. Mangez des légumes à haute teneur en eau, ainsi que des fruits si vous le souhaitez.

De mon côté, je commence la journée avec un jus de citron et une pincée de sel de l’Himalaya, facile et efficace avec le matériel ci-dessous.

Maintenez un poids sain

L’une des mesure les plus populaires pour estimer la corpulence d’une personne est l’indice de masse corporelle (IMC). Il se calcule en fonction de la taille et de la masse corporelle.

Le concept d’IMC a été développé en 1832 (oui, il y a près de 200 ans!) par le statisticien belge Lambert Adolphe Quetelet, qui a été appelé à créer une description de « l’homme moyen » pour aider le gouvernement à estimer le nombre d’obèses dans la population générale.

Son utilisation s’est rapidement répandue et, aujourd’hui, l’IMC se trouve partout, de la chirurgie au gymnase.

Comment l’IMC est-il mesuré et que signifient les scores?

La formule de l’IMC est simple et facile à calculer grâce aux nombreux calculateurs d’IMC gratuits disponibles en ligne. Pour calculer l’IMC :

prenez votre poids en kilogrammes pour obtenir votre indice, divisez votre poids par le carré de votre taille en mètres.

 (selon l’OMS) avec M la masse corporelle (en kilogrammes) et T la stature (en mètres).

L’IMC s’exprime donc en kg/m2. Ce n’est donc pas un indice (valeur sans unité) au sens mathématique du terme.

Exemple :

  • soit une personne de 1,74 m et d’un poids de 65,5 kg ;
  • son IMC = 65,5 / 1,742 = 65,5 / 3,0276 = 21,6 (21,6 kg/m2).

Votre résultat vous classe dans l’une des quatre catégories décrivant votre poids corporel en un seul mot :

  • insuffisance pondérale – un IMC inférieur à 18,5
  • normal – un IMC compris entre 18,5 et 24,9
  • surpoids – un IMC compris entre 25,0 et 29,9
  • obèse – un IMC de 30 ou plus.

L’IMC est-il un bon indicateur d’un poids sain?

En bref : non.

Bien que l’IMC soit un moyen accessible et abordable, il ne faut pas s’y fier comme unique mesure. Voici quelques arguments.

1. L’IMC manque une mesure plus importante – le pourcentage de graisse corporelle

L’IMC est basé sur le poids corporel, mais le risque de maladie d’une personne est lié à la graisse corporelle, pas au poids. Bien que le poids corporel puisse être un indicateur de la graisse corporelle, il y a une raison importante pour laquelle il ne raconte pas toujours une histoire précise: le muscle est beaucoup plus dense que la graisse. Parce que les calculateurs d’IMC ne peuvent pas différencier la graisse du muscle, les gens peuvent être facilement mal classés. À l’extrême, l’IMC a classé les athlètes en pleine forme physique, tels que le sprinter Usain Bolt, comme pratiquement en surpoids.

2. L’IMC ne mesure pas la distribution de la graisse corporelle

De nombreuses études ont montré que les personnes ayant le même IMC peuvent avoir des profils de risque de maladie très différents, principalement en raison de l’endroit où la graisse est distribuée dans leur corps.

C’est parce que toutes les graisses ne sont pas égales. Si vous avez de la graisse stockée autour de votre estomac, votre risque de maladie chronique est beaucoup plus élevé que les personnes qui ont de la graisse stockée autour de leurs hanches, car c’est un indicateur de la quantité de graisse viscérale que vous avez, qui augmente votre risque d’accident vasculaire cérébral, de diabète de type 2 et de maladie cardiaque. Dans les populations blanches, un tour de taille de plus de 80 cm pour les femmes et de plus de 94 cm pour les hommes est associé à un risque accru de maladie chronique, et pour les populations asiatiques, il est supérieur à 80 cm pour les femmes ou à 90 cm pour les hommes.

3. L’IMC ne tient pas compte des différences démographiques

L’IMC est quelque chose qu’aucun d’entre nous n’aime – raciste et sexiste. Quetelet a étudié en grande partie des populations anglo-saxonnes masculines d’âge moyen. Notre corps, par nature, a certaines caractéristiques distinctes dictées par notre sexe, y compris que les femmes ont généralement moins de masse musculaire et plus de masse grasse que les hommes. Nous savons également que la masse musculaire diminue et se déplace autour du corps à mesure que nous vieillissons.

Alors, que devrions-nous utiliser à la place?

Le poids et la santé sont liés, avec d’innombrables études démontrant que les personnes obèses ou en surpoids ont un risque accru de maladie. Mais bien que l’IMC puisse être utilisé comme outil de dépistage, il ne devrait pas être le seul outil sur lequel on s’appuie pour évaluer la santé et le poids santé d’une personne. Au lieu de cela, nous devons nous concentrer sur des mesures qui nous en disent plus sur la graisse dans le corps et où elle est distribuée.

Nous devons également considérer les nombreuses autres façons de mesurer votre santé et la probabilité de maladie, y compris les niveaux de triglycérides (un type de graisse présent dans votre sang), la pression artérielle, la glycémie (sucre), la fréquence cardiaque, la présence d’inflammation et les niveaux de stress.

Mesurer l’indice de masse grasse

L’indice de masse grasse est un des indicateurs plus pertinant que j’utilise depuis quelques années.

Il n’y a pas de bon taux de gras à proprement parler (cela dépend de l’âge, de l’activité, des disciplines etc. ).

Le tableau ci-dessous, provenant de l’American Council on Exercise, montre comment le taux de graisse varie en fonction des catégories et groupes de personnes :

DescriptionFemmeHomme
Minimum vital10–13 %2–5 %
Athlétique14–20 %6–13 %
En forme21–24 %14–17 %
Moyen25–31 %18–24 %
Obèse32%+25%+

J’avais été assez choqué quand j’ai fait les mesures moi-même grace à un adipomêtre. Grace au tableu ci-dessous, j’ai rapidement vu que j’étais dans la zone “à risque”, ce qui m’a donné une sacré motivation pour agir sur ces graisses viscérales!

Le jeune intermittent comme outil de controle de la masse graisseuse

Une des façons extrêmement pratique et saine pour contrôler son poids et la détoxification est de faire du jeûne intermittent. Concrètement, il suffit de “sauter” un repas, et d’étendre le temps où on ne s’alimente pas un maximum. Une manière simple de commencer consiste à reporter son petit-déjeuner le plus tard possible, puis de l’éliminer.

16 heures de jeûne (19:00 à 13:00) ont déjà des effets bénéfiques incontestables sur l’organisme 

Conclusion

Voici quelques outils pratiques facile à tester pour mettre le plus de chances du coté de notre système immunitaire:

  • des exercices de respiration profonde
  • l’exposition au froid
  • une bonne hydratation
  • la mesure du taux de graisse corporelle
  • le jeune intermittent

Bonne expérimentation et à voici les liens vers les partie 3, partie 4.

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Comment booster son système immunitaire : le guide ultime

Durant l’hiver et cette période de pandémies, la question du système immunitaire revient souvent. Je vais explorer ici les différentes options qui s’offrent à nous pour renforcer nos défenses contre les virus et autres bactéries.

Définition du système immunitaire

Le système immunitaire est complexe, voici un extrait de la définition sur Wikipedia:

Le système immunitaire d’un organisme est un système biologique complexe constitué d’un ensemble coordonné d’éléments de reconnaissance et de défense qui discrimine le soi du non-soi. Il est hérité à la naissance, mais autonome, adaptatif et doué d’une grande plasticité, il évolue ensuite au gré des contacts qu’il a avec des microbes ou substances environnementales étrangères au corps.

Ce qui est reconnu comme non-soi est détruit, comme les agents pathogènes : virusbactériesparasites, certaines particules ou molécules « étrangères ».

Le système immunitaire est constitué de 3 couches :

  1. La barrière épithéliale comme la protection de la peau et les muqueuses, l’acidité gastrique ;
  2. Les mécanismes de défense non spécifique ou innée ou naturelle dérivant des cellules de la lignée myélocytaire ;
  3. Les mécanismes de défense spécifique ou adaptative dérivant des cellules de la lignée lymphocytaire.
    D’une part, elle est responsable de la sécrétion de protéines spécifiquement dirigées vers les agents pathogènes extracellulaires : les anticorps produits par les lymphocytes B. Cette immunité est appelée immunité humorale. D’autre part, les pathogènes intracellulaires sont pris en charge par les lymphocytes T : cette immunité est appelée immunité cellulaire.

Cette séparation en trois couches n’empêche pas une interaction très importante des couches entre elles.

On appelle réponse immunitaire l’activation des mécanismes du système immunitaire face à la reconnaissance de non-soi, agressive ou pas, face à une agression ou à une dysfonction de l’organisme.

L’ensemble de ces systèmes (y compris chez l’humain lors de la vaccination) permet la résilience immunitaire, notion qui recouvre la somme des mécanismes efficaces de défense d’un organisme vis-à-vis d’un agent pathogène.

Au niveau le plus élémentaire, le système immunitaire est un système complexe d’organes, de tissus, de cellules et de produits cellulaires qui neutralisent des organismes ou des substances potentiellement pathogènes.

Comment renforcer son système immunitaire ?

Selon l’Harvard Medical School, il n’y a pas encore de preuves scientifiques qu’on peut “booster” son système immunitaire. Par contre, il est possible de le renforcer en ayant des habitudes saines :

  • Ne pas fumer
  • Avoir une alimentation riche en fruits et légumes
  • Faire de l’exercice régulièrement
  • Maintenir un poids sain
  • Boire de l’alcool avec modération
  • Dormir suffisamment
  • Prendre des mesures pour éviter les infections
  • Minimiser le stress
  • Se tenir au courant des vaccins recommandés, qui préparent le système immunitaire à combattre les infections avant qu’elles ne s’installent dans notre corps.

Je vous propose d’analyser cette liste en détail et de voir comment agir pratiquement. Vu la complexité des sujets, ce guide est divisé en plusieurs parties.

Fumer impacte négativement le système immunitaire

Dans cet article du National Institue of Health, on peut lire la conclusion suivante: “le tabagisme a un impact à la fois sur l’immunité innée et adaptative, et joue un double rôle dans la régulation de l’immunité par l’exacerbation des réponses immunitaires pathogènes ou l’atténuation de l’immunité défensive”.

Je pense que c’est maintenant évident pour la plupart d’entre nous que “Fumer nuit gravement à votre santé et à celle de votre entourage“, et s’il reste encore des fumeurs entre nous, passer à l’action vous demandera de la discipline ! Quelques pistes sont décrites sur ce site.

Avoir une alimentation riche en fruits et légumes

Cette recommandation paraît également évidente, mais est par contre plus difficile à mettre en pratique qu’elle n’en a l’air.

Nous essayons de manger de façon équilibrée et de faire nos courses en circuit court, biologique.

Mais qu’est-ce qu’une alimentation équilibrée ?
Peux-ton contrôler les aliments que nous consommons dans la vie de tous les jours ?

La réalité est en effet différente et tous ces beaux principes ne sont malheureusement pas toujours possible à respecter.

Nous sommes de manière tout à fait surprenante, tous en proie à des carences ! Regardons de plus près celles qui impactent notre système immunitaire.

Impact des carences en vitamines C, Zinc et Selenium sur le système immunitaire

La vitamine C

La vitamine C contribue au bon fonctionnement du système immunitaire. Cette étude montre que la supplémentation en vitamine C semble être capable à la fois de prévenir et de traiter les infections respiratoires et systémiques.

Il y a quelque temps, notre pédiatre avait prescrit des vitamines C à nos enfants pour combattre un virus. Depuis j’utilise cette technique de “boost” en vitamines C dès que je sens que mon corps se “bat” et en anticipation d’arrivée de “vagues” comme la grippe.

Cette expérimentation est confirmée par cette méta-analyse d’études, qui a conclu que la prise de 1 gramme comme dose supplémentaire quotidienne et de 3-4 grammes comme dose thérapeutique au début d’un rhume pourrait réduire sa durée et sa gravité.

La vitamine C est hydrosoluble, donc les excès sont éliminés dans nos urines. Essayez 3-8+ grammes lorsque vous sentez le froid arriver et complétez par 500 mg-1 g pendant la saison froide.

Le Zinc

Le Zinc quant à lui joue un rôle central dans la régulation du système immunitaire, de la barrière de la peau à la régulation des gènes dans les lymphocytes, et particulièrement contre les rhumes, la grippe et la pneumonie.

Une carence en Zinc peut être causée par une alimentation riche en grains, des aliments cultivés dans un sol déficient en zinc ou des produits transformés.

Les sources les plus riches en Zinc sont les huîtres, la viande rouge et les pétoncles.

Le Sélénium

Finalement, le Sélénium est un oligo-élément et nutriment essentiel. Cette étude de Nature montre le rôle bénéfique contre diverses maladies, telles que les maladies cardiovasculaires, le cancer, les maladies du foie et l’arthrose.

Un apport élevé en sélénium peut être associé à un risque réduit de cancer et peut soulager d’autres conditions pathologiques, y compris le stress oxydatif et l’inflammation.

Une consommation insuffisante d’aliments riches en sélénium et des troubles intestinaux peuvent réduire l’absorption du sélénium des aliments.

Des bonnes sources de Sélénium sont : les noix du Brésil, le saumon sauvage, certains champignons, l’agneau, la dinde, les crevettes, la morue et les jaunes d’œufs.

Une alimentation équilibrée en vitamine C, Zinc et Sélénium est possible, mais pas forcément facile à obtenir au jour le jour !
En cherchant bien, j’ai fini par trouver les suppléments suivants, de qualité et provenant de laboratoires Français pour m’assurer de refaire “le plein” de temps en temps, et en anticipation de contact avec les virus.

Le rôle des Oméga-3 sur la santé

Les Oméga-3 sont des acides gras polyinsaturés que l’on trouve en grande quantité dans certains poissons gras, dans les graines de chia, le lin, la noix, la cameline, le colza et le soja.

Les oméga-3 et les oméga-6 sont classés en acides gras essentiels, car l’organisme humain en a absolument besoin et ne peut les produire lui-même, on doit donc les trouver dans notre alimentation. Aujourd’hui ils sont recommandés en quantité journalière entre deux et quatre grammes par jour en pour l’adulte.

Plus spécifiquement, il est important de considérer l’importance du rapport acides gras essentiels oméga-6/oméga-3.

Les êtres humains ont évolué avec un rapport d’acides gras essentiels “oméga-6 à oméga-3” d’environ 1, alors que dans les régimes occidentaux, le rapport est de 15/1 à 16,7/1 !

Les régimes occidentaux sont déficients en acides gras oméga-3 et contiennent des quantités excessives d’acides gras oméga-6, que l’on trouve dans la plupart des huiles végétales, graines et céréales.

Des quantités excessives d’oméga-6 et un rapport oméga-6/oméga-3 très élevé, favorisent de nombreuses maladies, y compris les maladies cardiovasculaires, cancer et les maladies inflammatoires et auto-immunes.
Un niveau accru d’oméga-3 (un faible rapport oméga-6 / oméga-3) exercent des effets suppresseurs. Dans la prévention des maladies cardiovasculaires, un ratio de 4/1 est associé à une diminution de 70 % de la mortalité totale.

La meilleure façon d’améliorer ce rapport est d’éliminer les huiles à base de graines, la source la plus concentrée d’acides gras oméga-6 dans notre alimentation moderne. Si vous ne limitez pas ces huiles, vous devriez consommer des doses extrêmement élevées d’huile de poisson pour réduire votre état inflammatoire.

Certaines des meilleures d’Oméga-3 sources sont le saumon, le maquereau, les anchois, les sardines, le hareng, les huîtres, les foies de morue, la viande et les œufs (les poulets sont souvent nourris avec des aliments enrichis en oméga-3).

Ici aussi, une alimentation quotidienne équilibrée dans le ratio oméga 3 / oméga 6 est un défi. Je complémente donc régulièrement mon alimentation avec le supplément suivant.

Les probiotiques et la santé de nos intestins

Les probiotiques sont des organismes qui se trouvent naturellement dans le corps.

Nos intestins jouent un rôle crucial pour notre bien-être et notre santé. Les bactéries bénéfiques dans notre intestin soutiennent toute une série de fonctions, du métabolisme au système immunitaire.

Malheureusement, les éléments de la vie quotidienne peuvent perturber l’équilibre entre les probiotiques et les bactéries potentiellement nocives : le stress, une mauvaise alimentation et l’utilisation d’antibiotiques en sont quelques exemples.

Les études suivantes ont montré qu’ils peuvent réduire l’incidence des infections des voies respiratoires supérieures et augmenter la stabilité de la barrière intestinale.

On retrouve les probiotiques dans les yaourts, le vinaigre de cidre de pommes, le chocolat noir, certaines algues, la choucroute, les olives, le kimchi et le kombucha.

Une simple dose quotidienne de probiotiques peut aider à rééquilibrer et à restaurer la santé intestinale et à soutenir le système digestif et immunitaire.

La vitamine D et son influence sur le système immunitaire

La vitamine D est une vitamine liposoluble. C’est une hormone retrouvée dans l’alimentation et synthétisée dans l’organisme humain à partir d’un dérivé du cholestérol ou d’ergostérol sous l’action des rayonnements UVB du Soleil.

La vitamine D tend à activer le système immunitaire inné et à affaiblir le système immunitaire adaptatif. Une carence est associée à un risque accru d’infections virales, dont les infections par la grippe.

Les situations de carence sont souvent en rapport avec une exposition insuffisante au soleil.

Les principaux groupes à risque sont les suivants :

  • Les personnes âgées séjournant en institution et les personnes très âgées en général (peu d’exposition solaire, baisse de l’exposition) ;
  • les personnes à peau foncée ou noire ;
  • en hiver, les personnes vivant à des latitudes élevées (cas de la France métropolitaine), car l’angle d’incidence du soleil est faible, si bien que les UV-B responsables de la synthèse de la vitamine D sont absorbés davantage par la couche d’ozone ;
  • les personnes qui ne peuvent s’exposer au soleil en raison de maladies de peau ;
  • les personnes souffrant d’un excès de poids (la vitamine D est stockée dans les graisses). Les personnes obèses pourraient avoir besoin de deux à trois fois plus de vitamine D que les autres ;
  • les personnes souffrant d’une obstruction des voies biliaires (malabsorption des graisses) ;
  • les personnes souffrant d’une insuffisance rénale.

D’autres facteurs incluent :

  • Vivre en intérieur et se déplacer en voiture, les vitres bien que laissant passer la lumière, ne permettent pas la formation de vitamine D par la peau, car elles bloquent les UV-B ;
  • la formation de vitamine D nécessite du cholestérol ou de l’ergostérol. Les médicaments qui baissent le cholestérol gênent la production de vitamine D ;
  • le port permanent de vêtements couvrants.

Quelle est la meilleure façon d’obtenir suffisamment de vitamine D ? Par le biais d’une supplémentation orale ou de la lumière du soleil ?

Si le soleil est disponible régulièrement là où vous vivez, suivez cette voie autant que possible ! C’est gratuit, c’est sûr, c’est facile et c’est agréable ! Il va de soi qu’il faut éviter les coups de soleils, et il est bon de savoir que la quantité d’exposition au soleil nécessaire pour produire 10 000 UI de D3 est d’environ 20 à 30 minutes en plein soleil de l’après-midi, sur une grande surface de peau (torse, jambes) pour les personnes à la peau claire.

Si vous ne pouvez pas avoir manière fiable la quantité de soleil suffisante sur une base régulière, l’option est l’alimentation.

Certains aliments sont présentés comme des centrales à vitamine D: saumon sauvage, maquereau, hareng, huile de foie de morue, œufs. Mangez-les, mais ne vous attendez pas à augmenter beaucoup vos niveaux de vitamines D.

Une bonne règle générale est de 4000 UI par jour en compléments. C’est ce que je prends en hiver.

Au besoin, faites tester vos niveaux de vitamines D avec une prise de sang avant de commencer la supplémentation, prenez 4000 UI par jour et faites vous tester à nouveau après deux mois.

Si vous ne répondez pas bien à 4000 UI, n’hésitez pas à augmenter la dose. Étant donné que nous pouvons produire environ 10 000 UI en moins d’une heure, la supplémentation jusqu’à ce niveau est bien tolérée.

Une alimentation équilibrée

Ici je me base toujours sur ce livre de Mark Sisson, “the Primal Blueprint”.

Il ne s’agit pas ici d’un “régime”, mais d’un changement complet d’habitude alimentaire. Une synthèse se retrouve dans cette nouvelle pyramide alimentaire :

Conclusion de cette première partie

Nous avons vu qu’il faut se tenir loin du tabac et bien s’alimenter.

Je fais donc particulièrement attentions aux aliments, leur provenance et je complète par des cures de certains suppléments, en fonction du contexte (été / hivers, vague de virus…) en alternant un mois avec et un mois sans pour ne pas habituer le corps à cet apport.

Et vous, comment renforcez-vous votre système immunitaire ? N’hésitez pas à commenter !

Liens vers les partie 1, partie 2, partie 3, partie 4.

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Comment se remettre en forme de manière optimale en début d’année et prendre des bonnes habitudes ?

“Mens sana in corpore sano – Un esprit sain dans un corps sain”

Le début d’année est un bon moment pour évaluer et améliorer nos routines. Après une période de repos et de potentiels excès festifs, comment retrouver une forme optimale le plus rapidement possible, tout en mettant en place de bonnes bases à garder tout au long de l’année ?

J’ai expérimenté depuis plus de 10 ans toute une série de méthodes de conditionnement physique et nutrition, pour aboutir à ce “programme” sur lequel je me concentre en ce début d’année !

L’objectif est d’être le plus efficace possible, dans un monde où le temps est précieux.

Le résultat : des séances d’environ 30 minutes par jour, avec un minimum d’équipement et le tout faisable à la maison !

Durant le confinement, ce programme s’est avéré encore plus pertinent : plus une seule excuse pour ne pas le suivre !

Un programme ultime, avec un matériel minimaliste et à la maison

Je vais parcourir en synthèse les points principaux qui apportent le maximum de résultats. J’ai ajouté les ressources pour ceux intéressés à aller plus loin, ainsi que le matériel nécessaire.

Le conditionnement physique ultime

Voici les 3 livres qui sont à la base des fondations de la routine.

Le Kettlebell

Le Kettlebell ou Girevoy en français, permet avec quelques poids de faire travailler tous les muscles du corps. Pavel Tatsouline a créé cette méthode minimaliste ayant un effet maximal.

Deux à trois séances par semaine de 75 “swings” ont déjà des effets impressionnants. Voici une vidéo de Tim Ferriss expliquant les bases.

Respiration, méditation et exposition au froid

Wim Hof, l’homme de glace, a mis au point une routine sur base de ses expériences incroyables, incluant l’ascension du mont Everest en équipement minimaliste.

Méthode complète mixant yoga, kettlebell et musculation au poids du corps

Bear Grylls, connu pour son émission “seul face à la nature“, a réussi à compiler une série d’exercices, mélangeant la musculation au poids du corps (bodyweight training), le kettlebell et le yoga.

Matériel nécessaire

Voici le matériel nécessaire pour pratiquer ces exercices.

Et une table pour le choix des poids des différents Kettlebells :

Débutant(e)Expert(e)Ultime
Femme12 kg16 kg24 kg
Homme16 kg24 kg32 kg

Un sommeil en quantité et de qualité

Le sommeil est un moment clé pour la récupération et le bien-être.

Je mets un focus particulier sur :

  • 7 heures de sommeil par nuit, en remarquant qu’il me faut environ 8 heures au lit pour les avoir !
  • Une chambre noire, sans illuminations extérieure et intérieure (appareils en veille)
  • Éviter les écrans deux heures avant d’aller dormir
  • Lecture de fiction pour terminer la journée
  • Une température idéale d’environ 18°
  • Et une qualité de l’air optimale en appliquant les conseils discutés ici.

La nutrition ultime

Se nourrir d’une façon équilibrée reste un défi de tous les jours. Entre désinformation et manque de temps, faire les “bons” choix n’est pas facile.

Ici je me base sur ce livre de Mark Sisson, “the Primal Blueprint”. Mark a été un athlète de haut niveau (4ᵉ au championnat mondial d’Iron Man) et c’est retrouvé dans des problèmes de santé similaires aux miens à l’époque : manque d’énergie, problèmes de digestion…

Nouvelle pyramide alimentaire

Il ne s’agit pas ici d’un “régime”, mais d’un changement complet d’habitude alimentaire. Une synthèse se retrouve dans cette nouvelle pyramide alimentaire :

Le plus compliqué dans notre alimentation européenne vient du fait de notre consommation excessive de glucides (ou d’hydrate de carbone) que l’on retrouve en abondance dans nos petits déjeuners (pain), repas (pâtes) et desserts (tartes…).

Comme Mark le dit, il faut “mériter” ces glucides après un entrainement sérieux et éliminer ceux à base de grains.

Suppléments

Voici les différents suppléments conseillés pour rebooster le corps.

J’utilise le cacao, le collagène et les protéines de petit-lait dans mon “Bullet proof coffee” d’après entrainement. Une des grandes découvertes de ces derniers mois a été de prendre des protéines dans la demi-heure suivant l’entrainement ! J’ai ressenti les bénéfices très rapidement.

Je prends ces compléments en “cure” d’un mois (un mois avec, un mois sans).

Jeûne intermittent

Une des façons extrêmement pratique et saine pour contrôler son poids et la détoxification est de faire du jeûne intermittent. Concrètement, il suffit de “sauter” un repas, et d’étendre le temps où on ne s’alimente pas un maximum. Une manière simple de commencer consiste à reporter son petit-déjeuner le plus tard possible, puis de l’éliminer.

16 heures de jeûne (19:00 à 13:00) ont déjà des effets bénéfiques incontestables sur l’organisme !

Supprimer l’alcool

Un sujet plus difficile (en tout cas pour moi) est de limiter et aller jusqu’à supprimer totalement pendant une “cure” la consommation d’alcool. Le début d’année est un excellent moment pour expérimenter et voir l’impact sur notre santé (et particulièrement le sommeil).

Pour ceux qui cherchent des raisons pour se motiver, cet article attribue la consommation d’alcool à 4,1% des cancers en 2020.

Conclusion : ma routine de remise et de maintien en forme physique

Voici à quoi ressemble ma routine optimisée cette année :

Exercices 4-5 fois par semaine

J’alterne les séances de Kettlebell, Power Yoga, Bodyweight avec des séances de respirations et méditations si j’ai besoin de récupérer entre deux séances plus “dures”.

Voici un agenda typique de ma semaine :

JourExercices
LundiKettlebell
MardiPower Yoga
MercrediBodyweight Training
JeudiRespiration et méditation
VendrediHero (séance mixe)
SamediActivité en famille, marche, jardinage
DimancheActivité en famille, marche, jardinage

Quand s’entrainer ?

Pour le moment, j’ai choisi de me lever plus tôt pour être sûr de faire ma séance (vers 5:45). Il y a quelques années, j’arrivais à caser l’entrainement sur le temps de midi.

7 heures de sommeil

Mise au lit avec un bon livre de fiction en limitant les écrans deux heures avant d’aller dormir.

Alimentation “primale”

Respect de la pyramide primal le plus possible, limitation des glucides, suppression de l’alcool en janvier, cure de compléments alimentaires et jeûne intermittent de 19:00 à 13:00.

Et vous ? Comment attaquez-vous cette nouvelle année ?

N’hésitez pas à laisser un commentaire pour partager votre expérience !

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Comment contrôler la qualité de l’air à la maison?

Il y a quelques années, je discutais avec un de mes collègues dont le fils était asthmatique. Après avoir essayé plusieurs traitements, il s’est rendu compte qu’en aérant plus souvent la chambre, les crises diminuaient ! Il a depuis investi dans un capteur de qualité de l’air qui lui indiquait quand aérer les pièces.

Avec la crise sanitaire, on voit apparaitre ce genre de capteurs un peu partout, dans les restaurants et les classes. Les bureaux mettent également en place des stratégies d’aérations importantes. Qu’en est-il de nos habitations ?

Le saviez-vous ? La qualité de l’air a des impacts au niveau des allergies et de l’asthme

Nous passons en moyenne 80 % de notre temps dans des endroits clos : lieu de travail, domicile, établissements scolaires, lors des déplacements (transports en commun, voiture, etc.)…
Il n’y a pas de « frontière » entre la qualité de l’air extérieur et la qualité de l’air intérieur. Et cette dernière est en partie guidée par la première, accumulant les polluants extérieurs et ceux émis à l’intérieur “comme dans une boite” sans pouvoir les éliminer.

Quelques chiffres clés

  • 25 à 30 % de la population des pays industrialisés sont touchés par des allergies ;
  • 3,5 millions d’asthmatiques sont comptabilisés en France ;
  • 50 000 personnes souffrent d’insuffisances respiratoires graves ;
  • En 2012, dans le monde, 4,3 millions de décès prématurés (dont 18 000 en Europe) étaient liés à la qualité de l’air intérieur et 3,7 millions (dont 279 000 en Europe) à la qualité de l’air extérieur, soit 1 décès sur 8 (source : OMS, mars 2014) ;
  • 19 milliards d’euros représentent le coût socio-économique des polluants de l’air intérieur par an en France (source : ANSES/OQAI, avril 2014) ;
  • 1 milliard d’euros est consacré annuellement au remboursement des médicaments antiasthmatiques (source : étude européenne EnVIE).

Les principaux polluants intérieurs

Ils proviennent de plusieurs sources:

  1. La pollution venue de l’extérieur. Sa pénétration dépend de la situation du bâtiment (cf. proximité du trafic automobile, de sources industrielles ou artisanales, de sols pollués),
  2. Les matériaux de construction, de décoration ou d’ameublement,
  3. Les activités et comportements des occupants (temps d’aération, type de ménage (sec, humide, au balais ou à l’aspirateur…), entretien, bricolage, désodorisation, utilisation d’aérosols pesticides, combustion.

Les principaux polluants à suivre:

  • Les composés organiques volatils (COV), émis par de nombreux produits de construction et de décoration, mobiliers et équipements, ou provenant de processus de combustion, poêles à pétrole et au kérosène, tabagisme.
  • Les gaz issus d’un processus de combustion, essentiellement du dioxyde de carbone,  du monoxyde de carbone (CO) si la combustion est incomplète par manque d’oxygène, des oxydes d’azote, NOx, des oxydes soufrés et des hydrocarbures aromatiques.
  • L’ozone, provenant de l’introduction d’air extérieur un jour de pollution par l’ozone, des générateurs d’ozone destructeurs de polluants intérieurs et d’odeurs (un comble !), des ionisateurs et purificateurs d’air utilisant un champ électrique, des photocopieurs et imprimantes laser et des lampes UV.
  • Les biocontaminants intérieurs, principalement des bactéries, virus, champignons, moisissures et pollens.
  • Les particules fines (PM10, PM2,5) et ultrafines (PM0,1) provenant du tabagisme, de la cuisson des aliments, du chauffage (notamment au pétrole et au bois), des activités de ménage et de rénovation, des matériaux et de la pollution extérieure.

Recommandations de l’organisation mondiale de la santé et de la commission européenne : une meilleure ventilation

En mars 2021, l’organisation mondiale de la santé (OMS) à publié sa feuille de route pour une meilleure ventilation intérieure, dans le but diminuer la propagation de la COVID-19 dans les espaces fermés.

Article également renforcé par ce post de Nature, et une autre étude intéressante de la commission européenne sur l’effet de la pollution de l’air sur la santé et la COVID-19.

Solution: mesurer la qualité de l’air pour mieux gérer la ventilation

Que pouvons-nous faire concrètement chez nous ?

  • S’assurer d’une bonne ventilation des pièces, minimum 10 minutes par jours
  • Éliminer ou limiter les polluants venant des produits d’entretien, matériaux et meubles

Comment connaitre l’état de pollution intérieur de notre habitation, sachant qu’il est particulier en fonction du contexte environnemental, des matériaux de constructions, du mobilier et de notre style de vie ?

Il existe maintenant des petits capteurs pratiques et abordables, qui permettent de mesurer la qualité de l’air et de prendre action  en fonction de notre situation personnelle !

Comparatif ultime des capteurs de qualité de l’air

Voici la dernière analyse des capteurs disponibles.

ImageNomCapteursPrixAvis utilisateursScore UltimeAcheter
Amazon Smart Air Quality Monitor5/5€€4/5⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ Acheter sur Amazon
KKnoon 3/54/5⭐️⭐️⭐️⭐️ Acheter sur Amazon
air-Q light4/5€€€3/5⭐️⭐️⭐️ Acheter sur Amazon

Amazon Smart Air Quality Monitor

Points forts

  • Suivi et mesures des particules fines [PM], des composés organiques volatils [COV], du monoxyde de carbone [CO], de l’humidité et de la température
  • Interface facile à lire pour toute la famille avec le voyant LED pour avoir une idée de la qualité actuelle de l’air
  • Application Alexa pour obtenir un indice de qualité de l’air facile à comprendre et notification sur votre téléphone ou une annonce sur vos appareils Echo.
  • Configuration simple : branchez simplement l’appareil dans une prise, ouvrez l’application Alexa et suivez les instructions.

Points faibles

  • Pas de mesure du CO2

Conclusion Amazon Smart Air Quality Monitor

Choix ultime, meilleur couverture des polluants intérieurs principaux. Si vous êtes en plus déjà dans l’écosystème Alexia, ce capteur viendra compléter d’une façon très pertinente la qualité de vie dans votre maison !

Air-Q Light

Points forts

  • Mesure dioxyde de carbone, gaz COV température, pression atmosphérique, humidité absolue et relative, point de rosée, bruit/niveau sonore.
  • Toutes les données mesurées en temps réel (toutes les 1,8 secondes)
  • Application mobile gratuite pour iOS et Android + données cloud air-Q gratuites dans le navigateur Web (pas de connexion Internet)
  • Utilisation très facile

Points faibles

  • Pas de mesure des particules fines
  • Prix

Conclusion Air-Q Light

Appareil destiné aux écoles et bureaux, robuste et précis. Il vient malheureusement à un prix supérieur et manque de mesure des particules fines.

Kknoon

Points forts

  • Grand écran LCD, facile à lire pour les enfants
  • Mesure du dioxyde de carbone, du CO2, de la température et du taux d’humidité
  • Prix

Points faibles

  • Pas de mesure des particules fines [PM] ni des composés organiques volatils [COV]

Conclusion Kknoon

Idéal pour la salle de bain et les chambres des enfants. Ce capteur à bas prix permet d’éduquer les enfants à aérer par eux-mêmes et vous permet de gagner du temps !

Conclusion ultime

L’Amazon Smart Air Quality Monitor sort gagnant par sa meilleure couverture de polluants et son prix raisonnable.

En complément, quelques capteurs Kknoon permettent aux occupants, en particulier les enfants, de prendre action directement en aérant les pièces clés tels que les chambres et les salles bains.

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La liste ultime des cadeaux de fin d’année 2021

En manque d’inspiration pour cette fin d’année? Voici une sélection des meilleurs produits, utiles et d’actualité!

Liste à diffuser dans votre entourage si ils hésitent pour vous!

N’hésitez pas à compléter les idées de cadeaux dans les commentaires!

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La façon ultime de désherber écologiquement à la maison

Depuis l’interdiction de l’utilisation du glyphosate pour les particuliers dans plusieurs pays, et la prise de conscience écologique, beaucoup d’entre nous on expérimenté certaines « recettes de grand-mère » à base de sel, vinaigre ou eau de Javel.

Pendant le “confinement 2020”, étant tous assignés à domicile, j’ai eu l’occasion de rencontrer mes voisins qui se baladaient dans le quartier. J’étais à ce moment en train de traiter mon allée de garage au désherbeur thermique, ce qui a suscité pas mal d’intérêt et de questions.

Le sel, vinaigre et eau de javel interdits

L’utilisation du sel, vinaigre et eau de javel sont interdits pour désherber, notamment en Wallonie. Ces substances sont néfaste pour l’environnement, car elles acidifient le sol et peuvent contaminer les nappes d’eau phréatiques.

De plus, la commission européenne n’a reconnu le vinaigre que comme une substance de base pour des utilisations comme fongicide et bactéricide, ainsi que le sel (chlorure de sodium) en tant que fongicide et insecticide, et non comme herbicide!

Quel est donc la solution pour contrôler ces mauvaises herbes et autres mousses sur nos trottoirs et allées de garage?

Solution ultime pour désherber écologiquement


Voici la “routine” annuelle à laquelle je suis arrivée au cours des années.

Nettoyage total une ou deux fois par an à haute pression

  • Nettoyer à haute pression pour enlever les mousses et mauvaises herbes. Attention, il faut un appareil relativement puissant et un embout spécifique. Les accessoires sont à adapter en fonction du type de matériaux.
  • Etaler du sable blanc pour remplir les joints si nécessaire

Voici en image le nettoyage d’automne que je viens de réaliser.

Entretient au désherbeur thermique une fois toutes les deux semaines


Le désherbeur thermique permet de donner “un coup de chaud” aux cellules des plantes, ce qui les asphyxie. Ensuite, elles se désèchent jusqu’à la racine.

En faisant rapidement le tour du jardin toute les deux semaines, cela me permet de contrôler l’apparition des mauvaises herbes.

Matériel ultime utilisé

Et de votre coté?

N’hésitez pas à laisser un commentaire pour partager votre expérience!